« Sur le terrain, je ne lâcherai rien » : Jules Favre se confie sur son engagement et sa vie au Stade Rochelais
À ne pas manquer ce soir à 18h sur Hédonia Radio ou dès maintenant en podcast : Jules Favre, trois-quarts centre du Stade Rochelais, s’installe à notre micro.
Arrivé en Charente-Maritime en 2017 à l’âge de 18 ans, le Franc-Comtois de naissance a récemment prolongé son contrat avec les Jaune et Noir jusqu’en 2029. Au cours d’un entretien intimiste, il revient sur son parcours entre judo et rugby, son statut dans le vestiaire et sa passion méconnue pour le paysagisme.
Du tatami aux crampons : la culture de l’effort et du mental
Avant d’enfiler le maillot rochelais, Jules Favre a suivi un cursus d’élite en judo dès l’âge de 5 ans. Une discipline exigeante qui a forgé sa résilience, son goût de l’abnégation et son refus de la défaite. Même s’il a fini par choisir le rugby pour l’esprit collectif et l’environnement des copains, il conserve cette rigueur individuelle au quotidien sur le terrain.
« Le mental fait une partie du travail, mais je rebondis sur le mot travail : quelqu’un qui a cet état d’esprit sait que par le travail et en répétant les efforts, il va combler un manque de talent. On sait que si tu me donnes la balle, je ne vais pas faire de la magie et traverser le terrain, mais je ne vais pas perdre le ballon et je ne vais pas reculer de dix mètres. »
Frayeur sur le terrain, KO et prévention : la réalité du haut niveau
La paternité et la maturité amènent également un regard lucide sur la dureté du rugby professionnel. Revenant sur un violent choc subi sur le terrain fin août qui l’a laissé inconscient une vingtaine de minutes, Jules Favre évoque en toute sincérité l’inquiétude générée chez ses proches, et particulièrement chez sa compagne.
« J’étais inconscient pendant une vingtaine de minutes… De l’extérieur, madame a eu un peu peur et s’est dit ‘j’espère qu’il va rebrancher les fils !’. Mais on fait un sport de contact parfois violent. Aujourd’hui, je mets des choses en place pour renforcer les muscles de la nuque, pour que ce soient les muscles qui absorbent le choc et pas la colonne. »
Face à ces risques, le joueur rochelais ne subit pas et redouble d’exigence au quotidien pour protéger son corps et assurer la suite de sa carrière en toute sécurité.
Un leader ancré à La Rochelle et tourné vers l’avenir
Désormais papa d’une petite fille de deux ans et demi, le joueur rochelais aborde son métier avec une maturité assumée. Arrivé très jeune au club, il s’impose aujourd’hui comme un repère au sein du groupe professionnel et auprès des supporters de Marcel-Deflandre.
« C’est ma huitième ou neuvième saison en pro. T’arrives t’es le tout petit jeune, et puis maintenant je suis papa, je suis un de ceux qui ont le plus de matchs en activité dans l’équipe. Ça te donne un rôle de « leader » – entre-guillemets – de mec qui représente les valeurs du club. »
En dehors du rugby, l’histoire de Jules Favre surprend par sa lucidité sur l’après-carrière. Profitant de la période du COVID pour préparer sa reconversion, il a décroché un diplôme de paysagiste. Un savoir-faire qu’il met volontiers en pratique lors de ses jours de repos.
« Pendant le COVID, j’ai eu une vraie remise en question pour me dire : ‘Fais quelque chose qui va vraiment te servir’. J’ai passé un diplôme de paysagiste. Sur mes journées off, ça m’arrive d’aller chez des copains, je taille des palmiers, j’aime bien jardiner et bricoler. »
Découvrez l’entretien complet :
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En direct à la radio : Rendez-vous ce soir à 18h00 sur Hédonia Radio.
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En replay : Disponible dès maintenant en podcast audio sur notre site et toutes vos plateformes d’écoute.

