Le Rugby se vit passionnément à La Rochelle.
Hoani Bosmorin du Stade Rochelais n’est pas seulement un sportif de haut niveau mais en plus un jeune plein d’humilité et d’humanité. Découvrez son entretien complet à la radio, en video et en podcast.
Hédonia : Aujourd’hui, on va parler de votre parcours. Vous êtes un rugbyman 100% rochelais. Vous êtes né il y a 21 ans à La Rochelle. Et vous avez passé toute votre jeune vie sur la pelouse du Stade Rochelais.
Hoani : Exactement. J’ai eu l’occasion de, de pouvoir grandir, de voir grandir ce stade, évoluer surtout, et également de connaître la plaine des jeux, tous les terrains et le plus grand, Marcel Deflandre.
Hédonia : Alors, on va revenir justement sur ce parcours, mais juste une petite parenthèse sur votre joli prénom, Hoani.
Hoani : C’est un prénom tahitien, que mes, mes parents m’ont donné puisque j’ai mon papa qui a vécu à Tahiti et qui a emmené ma maman en voyage de noces là-bas et ils ont décidé de nous donner des prénoms tahitiens à mon jumeau et moi.
Hoani : « Ça veut dire Oiseau cajoler des dieux. » Et Teano, pour mon frère, c’est « Solitude de ma terre lointaine ». ;Et j’ai deux grandes sœurs aussi.
Hédonia : Qu’est-ce qui fait que vous allez découvrir le rugby?
Hoani : C’est simple, je m’en souviendrai toute ma vie. C’est mon grand-père qui a été notre meilleur ami, avec mon jumeau, étant petit et mes deux grandes sœurs, qui nous a demandé de venir faire un test un samedi matin, qu’il avait vu passer dans le journal. On y a pris goût et puis on a décidé d’y aller. Depuis ce jour-là, j’ai jamais arrêté. J’avais 5 ans, tout pile, la première catégorie.
Alors, au début, je m’en souviens, vraiment le plaisir d’être avec les potes, en fait, puisque j’avais des copains qui étaient… J’ai grandi à L’Houmeau, une commune à La Rochelle, et j’avais plein de copains qui étaient déjà inscrits au rugby, mais qui étaient de la génération 2003. Il y avait Oscar;Jégou. Donc au début, le fait de retrouver les copains à l’école, de dire qu’on joue au rugby, c’est toujours sympa.
Comme on est dans une ville vraiment basée sur le rugby, à La Rochelle, c’est toujours bien de dire qu’on fait du rugby au stade Rochelais, même si on a cinq, six ans.
C’est toujours sympa de s’en vanter au début, en tout cas.
La vraie passion pour le rugby, le monde vraiment professionnel, la passion pour ce sport, je dirais qu’elle est arrivée assez tard, vers 16-17 ans. J’ai pas toujours été aidé de par mon physique et de par ma mentalité étant jeune. J’ai eu un déclic assez tard.
Hédonia : Pourquoi? Qu’est-ce que vous voulez dire par la mentalité…?
J’ai jamais eu un gros talent au rugby. Je sais que j’ai dû beaucoup travailler pour arriver à jouer sur cette magnifique pelouse. Le déclic est arrivé tard, du moins physiquement. Je me suis développé très tard. J’ai des amis qui étaient déjà très développés, assez jeunes. Et moi, je sais que j’étais pas grand, j’allais pas très vite et pourtant, aujourd’hui, je joue ailier. Je dirais que le déclic est arrivé assez tard, même mentalment.
J’ai un papa qui est militaire et un jumeau qui est militaire aujourd’hui. Et j’ai grandi avec trois mamans. Et donc j’ai pris un petit peu plus le côté des filles, c’est-à-dire le côté un peu plus féminin, doux, pas forcément très méchant.
Quand on fait du rugby, c’est assez paradoxal pour le coup.
Donc voilà, le déclic de foutre la tête dans les rucks, je le fais pas encore aujourd’hui, mais vraiment, il a fallu passer par cette base-là poujouer au rugby et surtout à haut niveau, puisque c’est ce qu’on demande aujourd’hui aux joueurs.
Hédonia : Vous avez fait « sport-études » ou, ou juste en club à côté ?
Hoani : Non, moi j’étais plus le joueur club. Pour le coup, j’ai jamais été pris au pôle espoir ni à l’académie, mais vers 16-17 ans, j’avais vu avec Antoine Praud, celui qui gère justement l’Académie du Stade Rochelais, pour savoir si je pouvais, en fonction de mon emploi du temps scolaire, pouvoir faire une ou deux muscus ou un entraînement de plus par semaine, ce qui m’a vraiment aidé à me développer sur la catégorie moins de dix-huit ans.
Donc, grâce à ça, j’ai pu, j’ai pu vachement me développer.
Hédonia : Et justement, à cet âge-là, vers 16-15 ans, ça représente combien d’heures de travail par semaine?
Hoani : Moins de dix-huit ans, c’est Crabos. Déjà, c’est 2 entraînements par semaine, mais ceux qui étaient au pôle, c’était 4 entraînements par semaine, si je dis pas de bêtises. Mardi, mercredi, jeudi, et vendredi. Donc ces gars-là avaient beaucoup plus de temps d’entraînement, de muscu aussi, donc ils étaient forcément plus développés que certains joueurs club. Et c’est surtout sur eux qu’on misait aussi le plus.
L’académie, ce n’est pas ouvert à tout le monde, c’est ouvert aux meilleurs joueurs. Mais comme je dis souvent, je pense que les petites pépites se cachent aussi, ceux qui ne sont pas à l’académie. C’est ceux qui se dévoilent un petit peu le plus tard possible et sur qui, souvent, on mise pas souvent.
C’est un petit peu l’histoire de certains joueurs aussi, sur qui on ne mise pas et qui arrivent à décrocher une place un peu plus tard que certains.
Hédonia : Alors justement, quelle qualité il a fallu pour ça ? Pour se démarquer des petites pépites prêtes à éclore ?
Hoani : Ah, j’étais pas une pépite. Je pars du principe où il y a quand même toujours une part de chance. La vie, elle est bien faite puisque, il faut être là au bon moment, à la bonne heure.
Il faut travailler. Je l’ai pas volé, ça, c’est sûr.
Il y a des heures d’entraînement, bien sûr, puisque comme je disais avant, je courais pas du tout vite et je sais que je l’ai beaucoup travaillé, ça.
Donc, non, j’ai pas volé ma place, bien sûr, mais, voilà, je pars du principe où la vie est bien faite.
Pour ne pas parler de moi, je vais plus parler de ce que je mets en place pour arriver à ce niveau-là.
Je sais que le monde professionnel demande beaucoup de discipline et beaucoup de rigueur dans ce qu’on fait. Alors oui, on est avantagé sur certaines choses.
Bien sûr, on ne va pas se plaindre, on est des privilégiés sur plein de choses, mais il y a de gros sacrifices derrière.
Il y en a qui ne voient pas leur famille, il y en a qui partent à l’étranger ou même aux quatre coins de la France.
Moi, en tout cas, ce que je mets en place pour y arriver,c’est des heures de travail en plus.
Je sais que j’aime bien arriver un petit peu tôt le matin, repartir un petit peu après les autres, faire des séances en plus, puisque on n’a rien sans rien.
Et pareil sur le terrain, quand on finit l’entraînement, tous les gars, ils restent. Alors forcément, il y a une tranche d’âge, ceux qui ont 30-35 ans, ils ont l’expérience aussi de rester un peu plus ou de moins rester puisque ils ont déjà eu un parcours sportif.
Mais, nous, c’est vrai que les jeunes, là-dessus, on essaye de mettre en place plus d’entraînement et surtout, on parle de disponibilité au sein du club.
Cest bien récupérer, ce n’est pas sortir. Et quand on a 20-21 ans, c’est vrai que c’est compliqué aussi de nous interdire de sortir. La Rochelle, c’est très petit, donc on évite de faire des bêtises là-dessus. Et puis, comme j’ai dit, qu’on soit Crabos, Espoir ou professionnel, à La Rochelle, tout le monde se connaît. Tout le monde connaît les joueurs du club, les vieux de la vieille qui suivent le stade depuis des années, ils connaissent tout le monde. Donc on n’a pas le droit à l’erreur là-dessus.
Quand on a 18-20 ans, c’est compliqué de nous interdire de sortir. C’est là où on découvre aussi un petit peu le monde de la nuit, donc l’alcool, etc. Donc moi, pour le coup, je suis pas dans ça puisque mon éducation a fait que… Mais, je sais que dans d’autres clubs, il y en a qui le font. Et voilà, c’est ça les sacrifices qu’on nous demande aussi.
Et on est amené à partir tous les week-ends aussi. Donc la famille, la copine, les enfants pour certains… C’est compliqué.
Hédonia : Vous êtes très entouré par votre famille.
Hoani : Pour le coup, j’ai de la chance, comme j’ai dit, d’avoir grandi avec trois mamans qui habitent, toutes à côté de la maison presque. Donc, je crois qu’il n’y a pas un jour où je ne vois pas mes sœurs. Il n’y a pas un jour où je ne vois pas mon jumeau. Là, il est en mission actuellement, mais il n’y a pas un jour où on ne s’appelle pas. La famille, c’est pareil,c’est sacré, en tout cas chez moi.
Hédonia : Chez un sportif, la part du mental par rapport à la part de physique? C’est du 50/50 ?
Hoani : Pour moi, une fois qu’on a intégré le monde professionnel, forcément, il y a des détails qui vont faire qu’on va appuyer là-dessus pour être meilleur le week-end.
Mais, le mental, c’est 80% du taf. Quand ça va pas, il faut se relever.
Et puis, quand ça va, il faut pas en faire trop non plus. Et quand on a vingt ans et qu’on fait certaines bonnes choses et certaines mauvaises choses, c’est là où il faut être bien entouré surtout, et ne pas faire n’importe quoi.
Il y a aussi l’aspect médiatique qui rentre en jeu. Quand on a 19 ans, on n’est pas prêt à être soit en haut de l’affiche ou soit en bas de l’affiche. Donc ça, c’est des choses qu’il faut gérer aussi.
Et puis, il y a le monde la famille qui rentre en jeu. Les parents, forcément, ils sont impactés quand ça va pas. Et quand ça va, c’est joyeux à la maison, mais il faut être prêt aussi à ce que ça n’aille pas.
Et puis, tout le monde passe par cette case-là. Et c’est dur de gérer ça, pParce qu’effectivement, vous avez des émotions qui peuvent être très fortes les jours de victoire. Et puis, très dures à gérer les jours de défaite.
Franchement, je pense que c’est le pire à gérer. C’est le pire à gérer, surtout quand il y a une défaite.
Je prends l’exemple de ce week-end, par exemple, on le voit partout sur les réseaux sociaux.
On est une des plus grosses écuries du Top 14. Et quand on voit, « La Rochelle éliminée en phase de poule », etc, franchement, ça fait mal. Et puis tous les médias en parlent. Et je passe aussi sur ceux qui n’ont jamais fait de rugby et qui se permettent… Mais je pars du principe où, les gens, ils payent leur place, ils ont envie qu’on donne du spectacle aussi. C’est donnant-donnant, en fait. Mais, l’aspect médiatique, il est dur à gérer, surtout quand on est jeune. C’est important d’être bien entouré là-dessus. Et surtout, que les parents, aujourd’hui, c’est un petit peu leur génération aussi. Quand ils sont dessus et qu’ils voient leur fils dessus, c’est vrai que c’est compliqué quand ça va pas.
Hédonia : Vous avez une formation là-dessus, en tant que sportif au sein du club, pour tout ce qui est coaching mental ?
Hoani : On est entouré par certains prépas mentaux. Moi, je sais que je ne suis pas très attiré par ça, puisque, j’ai la chance d’être bien entouré avec la famille, etc. Je ne suis pas tout seul. Je sais que je peux me confier, que je peux en parler, mais c’est quelque chose que je conseille à des jeunes joueurs. Moi, je suis très jeune encore, bien sûr, mais je ne l’ai pas fait en tout cas.
Il y a quand même beaucoup de matchs dans l’année, donc, il y a des matchs où forcément, on va être moins bien. Il y a des matchs où on va être au top. Chacun a ses routines d’avant match, d’après match aussi, pour souffler, c’est important.
Le plus dur, c’est l’après-match, si ça se passe bien ou si ça se passe mal.
Hédonia : Une journée type d’un rugbyman professionnel, ça se déroule comment ?
Hoani : Ca dépend quel jour… Le lundi, après le week-end, c’est, c’est plus basé sur les réunions, sur les retours de matchs, les soins, la récup.
Le mardi, justement, on attaque le J+2, ils appellent ça. Donc, si on a joué le dimanche, ça va être petit footing, petit entraînement tranquillement, une muscu obligatoire et quelques réunions.
Les journées se finissent assez tôt. Et le mercredi, là, c’est la grosse journée, le gros, le gros entraînement. Plus la muscu aussi. Et le jeudi, du coup, off ou le mercredi, ça dépend si le match est samedi ou dimanche. Et ensuite, vendredi, vitesse. Et samedi, pareil, si on joue le dimanche, c’est mise en place, donc, on revoit tous les lancements en trottinant.
Et dimanche, match.
On se voit là, c’est le jour des médias aujourd’hui.
Hedonia : On vous apprend à répondre aux médias ?
Hoani : Bien sûr. C’est un autre travail aussi en plus du sport.
Ça fait partie du job, ça fait partie du métier, de répondre aux questions des journalistes comme à vous aujourd’hui.
On est préparé, on a des codes, forcément, à apprendre, mais ce n’est pas quelque chose qui s’apprend naturellement. On ne sort pas de l’école en disant : « On va parler aux journalistes tous les jours ou tous les week-ends. » Ça se fait plutôt au feeling. Moi, je pars du principe où j’aime bien discuter avec les personnes de base. Je suis quelqu’un de très sociable.
On a des codes à respecter, forcément, que ce soit la tenue, le respect mais c’est la base déjà de nos valeurs au club et surtout le dialogue,.
Hédonia : La notoriété, vous la gérez comment ?
Hoani : Moi, je ne suis pas trop impacté pour le coup, parce que je suis très jeune, mais dans l’avenir, je sais que j’en parle souvent avec certaines personnes. La notoriété, c’est plus un bon point, je dirais, puisqu’on est dans une ville qui est passionnée de rugby. On va dans un bar, il y a un drapeau du stade. Comme j’ai dit qu’on soit Crabos, qu’on n’ait jamais joué en pro, tout le monde, sait qui, qui on est. Donc, non, la notoriété, il n’y a pas de problème là-dessus. Je pars du principe où il faut discuter avec les anciens, il faut discuter avec les plus jeunes…
C’est l’image qu’on renvoie en fait du club et on part du principe où les valeurs qu’on a sur notre maillot, elles sont destinées à tous ceux ici, à La Rochelle.
Hédonia : Et vous avez conscience de la responsabilité que vous pouvez avoir, par exemple, par rapport aux petits ?
Hoani : C’est drôle, puisque je suis passé par là aussi quand j’étais petit. Je m’en souviens. Enfin, j’ai des autographes de Uini, de Botia, de plein de monde comme ça. Il faut garder l’humilité, c’est le plus important. Et comme on parlait des petits tout à l’heure, c’est hyper important de renvoyer une bonne image aux plus jeunes. La relève, ce sera eux plus tard. Donc moi qui suis passé par là, ça me fait tout drôle de voir des petits qui s’identifient, ne serait-ce que parce que j’ai les cheveux longs… qui veulent avoir la même coupe que moi. Donc ça, ça me fait tout drôle. C’est important l’image qu’on renvoie, bien sûr.
Hédonia : En dehors du rugby, Hoani, vous avez le temps pour d’autres passions ?
Hoani : Oui, alors franchement, on a le temps. Je fais un petit peu de cours à côté. J’ai eu mon bac +2 l’an dernier. Et là on est hyper bien servis avec le stade.IIs sont top là-dessus. Je suis une petite formation pour être dirigeant de petites et moyennes entreprises, cette année, donc bientôt commercial. Le stade, ils mettent en place des moyens stratosphériques pour nous. On a les profs qui se déplacent au centre. Le stade nous paye les formations qu’on souhaite. Franchement, ce n’est pas donné à tout le monde. On en est conscient, donc on essaye d’en profiter un maximum, même si ce n’est pas toujours facile avec les entraînements. Quand on rentre, on n’a pas envie d’aller en cours, mais c’est important, il faut le faire, malgré la fatigue.
Pour les passions, d’abord je suis un grand tonton. [rire] Donc mes sœurs ont des fistons et une petite fille. J’essaye vraiment de m’en occuper un maximum, d’être présent pour elles et d’être le meilleur tonton possible.
Après, mes passions en dehors, je dirais que j’adore la danse. J’adore danser, mais j’en profite pas encore, parce que c’est compliqué avec les entraînements. Je dirais que c’est une passion que j’ai, que j’aimerais bien développer aussi.
Et après une nouvelle passion qui s’est débloquée cette année, c’est que je suis devenu parrain du « rugby santé » et c’est une cause qui me tenait à cœur avant.
Donc c’est toutes les personnes atteintes de cancer, en rémission etc.
C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur, que j’aimerais développer aussi à l’avenir.
C’est pourquoi je fais cette formation aussi avec le Stade, pour pourquoi pas ouvrir un championnat de rugby-santé avec toutes ces personnes-là, qui sont juste extraordinaires, qui ont une énergie de fou. Et voilà, nouvelle passion. J’essaye d’être là un maximum le lundi soir, même si c’est assez compliqué. Je participe et des fois, je joue avec eux. Et franchement, c’est juste génial de voir des personnes avec une énergie, un sourire, alors qu’ils sont dans le froid. Et puis, ils souffrent aussi. Certaines personnes souffrent de plusieurs maladies. Donc, je sais que s’ils peuvent avoir le soutien d’un rugbyman du Stade Rochais, je sais que je ne suis pas le plus connu, le plus fort, mais un jeune aussi avec de l’énergie, je pense que c’est important. Et comme je parlais de valeurs tout à l’heure, c’est exactement ça, l’image qu’on veut envoyer.
Donc voilà, une nouvelle passion s’est débloquée et j’espère pouvoir la développer plus tard.
Hédonia : Et une ancienne passion, j’ai vu que vous aviez joué à 10-11 ans dans un court-métrage ?
Vous pouvez finir comme Guillaume Labbé, le rugbyman qui est acteur maintenant.
Hoani : J’aimerais bien forcément, oui, c’était une passion que j’avais étant petit. J’aimais bien être sur le devant de la scène, être le premier, tatati, tatata. J’ai pris un peu de recul avec ça aujourd’hui.
Hédonia : Mais est-ce que pendant un match, justement, on n’est pas un peu aussi en présentation ou en show?
Hoani : Bien sûr. Mais c’est ce dont je parlais tout à l’heure, de ce que pouvait nous apporter la vie aussi, la chance, etc. Je pense que cette chance-là, je l’ai provoquée aussi un petit peu, parce que j’ai toujours voulu être sur le devant de la scène, être le premier.
Donc oui c’est une passion que j’ai, acteur. Je ne sais pas si j’ai toutes les qualités nécessaires et requises pour pouvoir l’être un jour, mais c’est quelque chose qui me plairait et qui m’a plu étant jeune. J’ai eu la chance de pouvoir participer à un court métrage en étant l’acteur principal. C’était une superbe expérience. C’était génial.
Hédonia : Et dernière question, parce qu’on va vous laisser quand même retourner à vos occupations, en musique, vous écoutez quoi ?
Hoani : J’écoute beaucoup de musique. Je suis très branché reggae et très branché son des îles aussi. Donc, tout ce qui est Shatta et j’en passe.
Ma musique du moment. Ma musique du moment, c’est…c’est mes parents, ils sont rentrés de Rio, en fait, et ils m’ont branché Copacabana de Barry Manilow.[rires] Elle est sympa
Hédonia Radio : Alors se quitte en écoutant Copacabana.
Hoani : Bon voyage à Rio. [rires]

